La série Baldur’s Gate

Si les jeux de rôle sont (ou plutôt furent) légion (tant sur console que pc), il est une série qui a particulièrement marqué son temps : les « Baldur’s Gate ». Cette trilogie, adaptée en quatre titres : Baldur’s Gate I, son extension Tales of the Sword Coast – qui forment le premier volet de cette trilogie – Baldur’s Gate II – qui est le second volet – et enfin l’extension de BG2, Thone of Bhaal qui clos cette trilogie.

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L’aventure débute en 1998 au Etats-Unis, et en 1999 en France pour le premier opus de cette série. Très vite, l’add on Tales of the Sword Coast voit le jour, en 1999, puis 2000 pour BG2, et enfin 2001 pour Throne of Bhaal (Etats-Unis à chaque fois). Créée par Bioware et édité par Black Isle Studio, elle reprend la licence (surexploité ?) Donjon&Dragon : les royaumes oubliés et se base sur les règles D&D 2ème édition. Bien que cette série ne soit ni la première du genre, ni exceptionnelle de par ses qualité techniques, elle a su s’imposée comme une référence du genre de part son étendu, son scénario et son gameplay.


Donjon&Dragon : Ques aceo ?

Donjon&Dragon est le premier jeu de rôle commercialisé et ayant connu un succès mondial. De nombreux univers ont été crée pour ce jeu, notamment les Royaumes Oubliés, mais également le Multi plan, et bien d’autres encore. L’univers global reste un univers fantastique, plus ou moins sombre, peuplé d’elfes, de nains de dragons, mais aussi d’autres créatures plus sombres : flageleurs mentaux, beholders, démons et autres engeance de la même espèce. Le joueur y incarne un personnage type mage/guerrier/voleur, et le fait évoluer à travers ses statistiques, ses compétences, etc… mais à travers ses opinions et sa façon de jouer. Les possibilités sont infinies et ne tiennent qu’à l’imagination du joueur. Donjon&Dragon a évolué et s’est enrichie au cours du temps, a subit des modifications, de la première édition originel jusqu’à l’édition 3.5 actuel.

On notera que Donjon&Dragon a subit de nombreuse adaptation que se soit en livre, en jeu vidéo, et même en jeu de société (autre que le jeu de rôle de départ) ainsi qu’en dessin animé et en film, sans compter l’immense panel de goodies.

Le scénario

Le héros que l’on incarne est le fils d’un dieu (Bhaal, dieu du meurtre). C’est la base de l’histoire. Simpliste pourrait on croire : un héros d’ascendance divine, des méchants a tuer, et un super méchant en fin de parcours. Résumé à l’extrême, on pourrait dire cela. Cependant, sous cette trame simpliste se cache un scénario un tantinet plus complexe. C’est d’ailleurs l’un des atouts de cette série.

Tout d’abord, l’ascendance de notre héros lui est inconnu, et cette découverte de ses origines sert de base scénariste au premier volet de la série (BG+BG ToSC). Bien sur cela n’est pas amené gauchement, tout est justifié, et l’univers « roleplay » est extrêmement bien soigné. D’ailleurs les dialogues sont nombreux et riches. A travers ceux-ci, on progresse dans notre quête d’identité, et de réponses autours des évènements (fâcheux s’il en est, puisqu’il s’agit de tentative d’assassinat) qui nous tombent dessus.

Le second volet (BG 2), sous ses aires de poursuite infernale, continue sur la lancée du premier, mais propose ce coup ci une trame axé sur le « moi » de notre héros. Conscient de ses origines (maléfiques) le héros se trouve confronté à un conflit de son moi, ou plutôt de ses mois. En effet, si dans le premier volet, cette ascendance divine ne portait pas a conséquences directes, ici on nous montre ce que l’on pourrait devenir si l’on acceptait notre « héritage ». Une lutte de conscience donc, ou le choix finale repose sur le joueur (utiliser ou non les pouvoirs a notre porté, l’usage que l’on en fait, etc…). Comme la première fois, tout ceci est amené par petites touches, au fur et a mesure de la progression dans le jeu. La notion du conflit, et du choix est accentué également par le fait que tout au long du jeu, de nombreux personnages cherchent à tirer profit des capacités de notre héros. Les raisons étant plus ou moins morales. Malheureusement, s’agissant la plupart du temps de quêtes annexes, cela ne porte pas à conséquence vis-à-vis de la trame principale. Cependant le fait d’être face à des choix donne une certaine « profondeur d’âme » au héros que l’on construit pas à pas.

L’ultime volet (BG 2 ToB), malheureusement le moins riche et le plus linéaire sur le plan scénaristique, se place dans la continuité du précèdent, avec toujours l’idée de choix (bien que nettement moins marqué). Elle refait surface à la toute fin du jeu (enfait ce dernier volet est essentiellement prétexte à batailles épiques) avec la possibilité d’accepter son héritage en devenant un dieu (bon ou mauvais) ou non.

Le gameplay

Comme tout jeu de rôle qui se respect, la création de notre héros passe par de nombreuses phases de personnalisation, que se soit le sexe, ses aptitudes, sa classe, son apparence etc… Le jeu a garder le même principe tout au long de la saga. Toujours de la même manière, a chaque volet vous commencez seul, mais rapidement, vous rencontrez divers personnages susceptible de vous accompagner pour des motifs plus ou moins louable. D’ailleurs, vos compagnons vous mènerons la vie dure si vous n’êtes pas en accord avec leur principes, allant jusqu’à vous laisser tomber. Car s’il y a une chose pour laquelle Baldur’s Gate se démarque, c’est bien pour son système d’alignement. Clairement, il n’est pas le premier jeu ou l’on vous laisse le choix entre bien et mal, mais ici, ce choix influence tout de même de manière assez marqué le jeu. Si au niveau de la trame principale, celle-ci se ressemble énormément que l’on soit bon ou mauvais (encore que) c’est au niveau des quêtes secondaires que l’on verra de nombreuse différence. Faire le bien ou le mal donnera accès à certaines quêtes, mais pas à d’autres, certains compagnons glorifieront vos actions alors que d’autres vous quitterons, et votre réputation vis-à-vis des PNJ en sera affectée.

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Pour ce qui est du gameplay proprement dit, tout ce fait en point and clic : déplacement, sélection, lancer un sort, attaquer etc… Baldur’s Gate reprend, et améliore le système de combat de Fallout. Un jeu en temps réel, qui passait en mode tour par tour dès qu’un combat s’engageait. Ici c’est presque pareil, sauf que le mode tour par tour est optionnel. On a donc un jeu beaucoup plus dynamique (pour de petit combat par exemple) mais qui ne perd rien du coté tactique puisqu’il est possible de mettre le jeu en pause à tout moment pour planifier ses actions. Du reste, on contrôle intégralement tout les personnages de son équipe (contrairement à Fallout) d’autant que chaque personnage dispose de ses propres compétences, sort etc…

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Sur le plan du déroulement du jeu, Baldur’s Gate n’impose pas grand-chose si ne n’est la trame principale de l’histoire. Pour le reste, il est toujours possible de faire les quêtes de plusieurs manières, et il est rare de se retrouver bloqué. La liberté d’action est extrêmement vaste, mais reste tout de même moindre par rapport à celle d’un Elder Scroll.

Graphiquement, sans être une ruine, il n’était non plus top niveau. En effet, cette série nous offre de bons graphismes en 2D. Une vue de trois quart dessus donne l’impression de relief, et a défaut d’être superbe, on a affaire a des décors bien modélisé, dans lesquelles on prend plaisir a se mouvoir.

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Baldur’s Gate 2 : un volet symbolique

Cette épisode, qui est clairement l’épisode le plus important de cette série, tourne autour non seulement de l’idée du conflit entre deux moi, mais aussi, plus en particulier sur le moi du héros. En effet au cours de l’histoire, le héros perd son âme (ou plutôt lui vole t on). On se retrouve donc avec un moi incomplet. Le héros est donc obligé d’harmoniser sa part masculine, solaire (ce qui correspond aux premiers chapitres : 1, 2 et 3), avec sa partie féminine, sombre (le chapitre 5 en Outreterre : la demeure souterraine des elfes noirs.) en défaisant ses démons (les personnages de Bhodi symbolisant la part féminine, et Irenicus, le voleur de l’âme du héros). Et en partie centrale, pour le chapitre de jonction, la reprise du mythe de Thésée et du Minotaure, puisque l’on se retrouve plongé au cœur d’un labyrinthe, dont la sortie ne se fait qu’en reconstituant une statue de minotaure.

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~ par jeuxmemorables sur janvier 10, 2008.

2 Réponses to “La série Baldur’s Gate”

  1. Ca c’était du JDR!

  2. Je crois que ce jeu est celui qui m’a tenue en haleine le plus longtemps. Fait et refait, il garde toujours autant de saveur grâce aux quêtes liées à la classe. A l’époque j’avais aussi beaucoup apprécié les interactions avec les compagnons, même si cela reste moins poussé que dans Planescape : Torment.

    Ma référence jeu de rôle sur PC.

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