Flashback : The Quest of Identity

Flashback

Flashback. Ce n’est pas un simple jeu, c’est LE jeu qui a révolutionné l’ère des jeux 16bits. Nous sommes en 1993 et les joueurs qui possèdent un ordinateur Amiga ou une console Sega MegaDrive s’apprêtent à prendre une claque mémorable.
Dès la cinématique d’introduction, le joueur est plongé dans cette ambiance si particulière et prenante : le héros est poursuivi par une bande d’aliens qui veulent sa peau, et il arrive à s’échapper à bord d’une pseudo-moto volante. Malheureusement, un tir provenant du vaisseau des ennemis fait se crasher notre héros dans une sorte de jungle extra-terrestre.

Nous sommes donc en l’an 2142, et notre héros se nomme Conrad B. Hart, c’est un agent du Bureau d’Investigation de la Galaxie. Il a découvert que des extra-terrestres, déguisés en êtres humains préparaient une invasion. Malheureusement pour lui, il a été repéré, et il s’est fait enlever par ces aliens. Le problème, c’est qu’on lui a effacé la mémoire. Qui est-il ? Pourquoi était-il à bord de ce vaisseau ? Pourquoi s’est-il fait enlever ? On ne le sait pas au début.
Tout ce qu’on sait, c’est qu’on se réveille au milieu de cette jungle, perdu sur Titan, sans aucun souvenir.C’est au joueur de retrouver petit à petit des indices lui permettant de retrouver la mémoire, et au passage, de s’échapper des griffes de ces infâmes aliens. Le jeu mêle plusieurs styles. C’est avant tout un jeu de plate-forme. Il faut avancer et tuer les ennemis avant de se faire tuer. Mais il faut énormément réfléchir aussi. Il y a des tas d’objets à récupérer et utiliser afin de pouvoir poursuivre le jeu, il y a de nombreuses missions différentes et donc il est difficile de vraiment classer Flashback dans un genre bien précis, étant à la fois un jeu de plate-forme et de réflexion.

Côté scénario, le tout est extrêmement bien ficelé. L’histoire s’inspire de grands romans/films de Science Fiction, tels que Total Recall (eh oui puisque la mémoire de Conrad est effacée, mais heureusement, il avait tout prévu, tout comme Arnold Schwarzenegger alias Quaid dans Total Recall), Running Man (encore avec Arnold, où il campe le rôle d’un prisonnier qui a été choisi pour un jeu de télé réalité dans lequel les personnages doivent aller d’un bout à l’autre du studio de TV sans se faire tuer, sachant que plus ils avancent, plus ils se retrouvent face à des personnages vraiment méchants et de plus en plus forts !) ou encore Blade Runner. On est vraiment pris dans ce jeu, qui se veut malgré tout réaliste. On ne peut pas faire un saut de cinq mètres pour en sortir indemne, ou prendre 250 balles de revolver sans broncher. Ces limites rendent Conrad humain, et on s’identifie plus facilement à lui. Bref, un scénario aussi riche, c’est assez rare pour un jeu vidéo. Côté réalisation, c’est l’extase pour le joueur de 1993 ! Les limitations des consoles 16bits ne permettaient pas d’avoir des cinématiques pseudo-réalistes ni des jeux tout en 3D comme ceux d’aujourd’hui.
Malgré ces limitations, Flashback s’en sort admirablement bien. Tout d’abord, les cinématiques sont somptueuses. Les images, bien qu’étant produites sur un logiciel pas beaucoup plus puissant que « Paint », sont très jolies. L’animation est fluide, la réalisation est impeccable. Ensuite, le jeu en lui-même est très bien fait. Les personnages sont créés grâce à la méthode de retroscoping, qui consiste à les filmer des acteurs en mouvement et de peindre les différents pixels par-dessus les images de la vidéo. Le rendu est saisissant, et bien que restants assez petits, les personnages sont facilement reconnaissables. De plus la fluidité des mouvements est plutôt impressionnante pour l’époque, ainsi que les possibilités de mouvements (voir la vidéo en fin d’article). En effet, on peut marcher, courir, sauter… mais aussi s’accroupir pour faire une roulade, avec ou sans arme. Une fois le pistolet sorti, la démarche est prudente etc… autant de possibilités de mouvements, c’est rare pour un simple jeu de plate-forme 2D.

Les décors sont magnifiques et vraiment divers. On peut se promener successivement dans une jungle extra-terrestre, puis dans un bar mal-fâmé ou bien au sein d’une ville futuriste, chaque décor étant extrêmement bien réalisé, riche et coloré.

Les ennemis, quant à eux, ont une bonne intelligence artificielle. Inutile de s’attendre à voir l’ennemi attendre que l’on veuille bien le tuer avant de se mettre à se défendre ! Ils tirent à vue, et avec une précision imparable. Seule défense : un bracelet-bouclier, qui génère un champ de force pendant une petite seconde juste devant Conrad. Quelle satisfaction une fois que l’on sait bien s’en servir ! On est bien content en général de réussir à parer le tir de l’adversaire puis de le tuer sans se faire toucher. Côté gameplay, une fois le jeu bien pris en main, il devient parfaitement instinctif. Le tout est d’une incroyable souplesse. Le parti pris de ne pas utiliser de scrolling mais de passer d’un écran à l’autre (ce qui impose un léger temps de chargement, à peine une demi seconde) est tout à fait intéressant, et de ce fait le jeu ne subit aucun ralentissement.
Les méthodes pour tuer un ennemi sont diverses. On peut simplement s’amener devant, se protéger grâce au bouclier et lui tirer dessus. Mais on peut aussi réussir à atterrir juste derrière lui afin de l’assommer avec la crosse du revolver (voir la vidéo de démonstration du moteur de jeu), ou encore, on peut jeter une pierre (que l’on aura ramassé auparavant) pour le distraire, et ainsi profiter de ces quelques secondes d’inattention pour l’achever.
Au final, on peut dire que Flashback est à la fois un jeu passif et actif. Passif, car on s’en tient au scénario écrit (mais quel scénario !). Pas de passage secret, de bonus, ou de fin alternative. Mais les actions qui nous permettent d’avancer font que ça ne se ressent pas. Le joueur ne peut pas se sentir frustré à cause de cela. Au contraire, le niveau de difficulté étant assez élevé, il est difficile d’arriver à la fin du jeu.
Parmi les plus, on peut noter que le jeu peut se jouer en français, ce qui ne va pas de soi…

Enfin, un autre élément exceptionnel de Flashback reste la bande son. La musique est magnifique pour l’époque, mais quasiment absente. On ne peut l’entendre que lors des cinématiques. Pendant le jeu, aucune musique (sauf si un ennemi arrive de manière inattendue etc…), mais une certaine ambiance sonore est présente. Cela n’enlève absolument rien au jeu, car l’absence de musique permet de pouvoir se concentrer correctement, ce qui est important, mais en plus, les bruits présents en fond (cris d’animaux, barrières électrifiées…) ajoutent un certain stress au joueur. Pour terminer, il faut savoir que Flashback est sorti sur de nombreux supports.
Tout d’abord, en 1993 sur Amiga, et quasiment en même temps sur Megadrive (car le hardware reste assez proche). Le jeu est le même, mais certaines cinématiques, comme l’intro, sont raccourcies dans la version Sega, à cause des limitations de place sur la cartouche. Une version similaire est sortie un peu plus tard sur Super Nintendo, mais avec une moins bonne qualité due à un processeur moins puissant que celui de la Megadrive. On y perd la fluidité, ainsi que la qualité de la bande son qui était exceptionnelle sur la Megadrive grace à son processeur sonore (YM/FM+PSG, pour ceux que ça intéresse!). Une autre version a ensuite vu le jour, sur le MegaCD de Sega, et sur PC et compatibles (ainsi que sur 3DO et Jaguar). Le moteur de jeu reste le même, mais les cinématiques ont été refaites entièrement en 3D (rare à cette date !) et la bande son a été totalement refaite, l’arrivée du support CD permettant d’enregistrer avec une bonne qualité, les musiques, qui ont été réarrangées dans un style plus symphonique. Vous pouvez voir les différentes version de la scène d’introduction dans les vidéos ci-dessous. Il est aussi important de savoir qu’aujourd’hui, Flashback est disponible légalement sur internet sur des sites d’abandonware, alors n’hésitez pas à partir à la recherche de vous-même ! (Si vous avez envie de le télécharger, pensez à faire une petite recherche supplémentaire. Le jeu tournant sous DOS, il est difficile de le lancer sous Windows XP. Pour cela, le moteur de jeu a été réécrit, ce qui permet de garder une bonne qualité, même sur un système récent. Le moteur se nomme Reminiscence).


La mythique introduction de Flashback sur Megadrive


La séquence d’introduction sur Amiga


La séquence d’introduction en 3D sur MegaCD

 


Les possibilités du jeu (captures sur MegaDrive)


Exemple de scène commune entre Flashback et le film Total Recall.

              
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~ par jeuxmemorables sur janvier 13, 2008.

3 Réponses to “Flashback : The Quest of Identity”

  1. super comme jeux celui ci dechire vrement

  2. Ahh Flashback…

    Je l’ai recu en cadeau pour mes 6 ans, en 1992, avec la megadrive.
    Je crois que rarement aucun jeu ne m’aura laissé autant de souvenirs… Alors qu’il est si simple par rapport aux jeux de maintenant..

    Un jeu mythique, sur tous les points. Rien que la musique revient instinctivement en l’entendant… Si seulement les développeurs pouvaient s’inspirer de ces jeux pour les rééditer…

  3. Somehow i missed the point. Probably lost in translation 🙂 Anyway … nice blog to visit.

    cheers, Arpeggiate.

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