La Saga Grand Theft Auto

•janvier 10, 2008 • Laisser un commentaire

Grand Theft Auto (qui signifie en français Vol Qualifié d’Automobile) est une série de jeux vidéo sur PlayStation, XBox, PlayStation 2, PSP, GameBoy Color et Game Boy Advance, PC et prochainement sur PlayStation 3, XBox 360 édités par Rockstar Games et développés par Rockstar North, des filiales de l’éditeur américain Take-Two.

Dans le rôle du méchant, le joueur remplit des missions pour toutes sortes de gangs, souvent directement inspirées des films hollywoodiens comme Scarface (de De Palma) ou Goodfellas.

L’attrait de ces jeux réside en ce que le joueur dispose d’une liberté d’action quasi totale. Il peut par exemple conduire divers véhicules, renverser des passants, tuer des policiers, aller voir des prostituées ou faire toute une série de quêtes annexes, comme être chauffeur de taxi, livreur de pizza, ambulancier, pilote de course, etc.

La bande originale comprend beaucoup de classiques de la pop américaine, de Hip Hop.

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Les 2 premiers épisodes (+ GTA : London 1969) sont représentés en 2D c’est a dire vue de dessus, alors que la série commence en 3D sur Playstation 2, avec vue à la troisième personne ce qui permet de dynamiser beaucoup le jeu.

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C’est réellement a partir
de GTA III qu’un scénario apparaît peut être grâce au passage a la 3D.

Le fait de pouvoir visiter plusieurs ville dans un même épisode permet une liberté assez importante. Certes ces villes ne sont pas réelles mais sont inspirées de la réalité. Dans la plupart des épisodes on peut retrouver des scènes de films, des villes quelque peu reproduites, des bâtiments ou rues célèbres. Par exemple la maison de Tommy Vercetti (GTA : Vice city) ressemble grandement a la maison de Tony Montana dans Scarface (avec les écrans de surveillance, ainsi que la poudre blanche qui traîne sur le bureau…)

GTA : Vice City se passe à Vice City, une ville ressemblant beaucoup à Miami, en particulier Miami Beach qui semble quasiment identique à la réalité. On y voit aussi des quartiers existants tels que Little Haïti ou encore Little Havana.

GTA : San Andreas se passe cette fois dans l’état de San Andreas contenant 3 villes différentes et imaginaires : Los Santos, San Fierro et Las Venturas. On y retrouve donc les villes les plus connues, Los Angeles, San Francisco et Las Vegas. On retrouve notamment des monuments et immeubles connus de ces villes dans le jeu, tel le Golden Gate de San Francisco, The Strip, l’avenue de Las Vegas ou s’empilent les casinos, et une réplique du panneau HOLLYWOOD de L.A.

gta.jpgGTA IV se passera à Liberty City, plus grande et plus dévelopée que dans GTA III. La grande différence entre le « vieux » Liberty City et le « nouveau » Liberty City est que le « nouveau » Liberty City sera la réplique exact de New York. Cette ville fictive sera séparée en 5 quartiers, Broker (Brooklyn), Algonquin (Manhattan), Dukes (Queens), Bohan (Bronx) et Aldernay (New Jersey).

0333.jpgL’atout principal de ce jeu est évidemment la liberté quasi totale de mouvement et d’actions que l’on peut effectuer même si cela n’est pas toujours un exemple dans la réalité.

Le premier GTA sortit en 1997 considéré comme premier « simulateur de violences » créa la polémique comme tous ses successeurs luttant a chaque fois contre la censure car le fait de pouvoir aller voir des prostituée ou de tuer des gens ou même voler des voitures n’est pas bien vue par le gouvernement et différentes associations des pays distributeurs.

Tous les 2 ans environ un nouvel épisode sort mais cette fois ci il a fallu attendre plus de 4 ans (sans compter les différents épisodes sortit sur PSP qui reprenne a quelques exceptions les versions précédentes) pour voir un nouvel opus (GTA IV prévu normalement pour avril 2008).

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Cette saga a le mérite d’être la première du genre suivi par des jeux plus ou moins copiés et plus ou moins bien réalisés tel que Mafia, Driver, ou Scarface : World is yours (reprenant à la fin du Film de De Palma, ce qui signifie que Tony Montana n’est pas mort …)

Sony pense que grâce a ce nouvel opus, que sera GTA IV, que la vente de Playstation 3 augmentera, ce qui prouve que cette saga est connue et reconnue comme un genre et un style de jeu a part entière, enormement de personne s’y intéresse et chaque nouvel opus est un bonheur pour les gamerz.

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La saga PES

•octobre 27, 2007 • Un commentaire

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La saga Pro Evolution Soccer

Si les thèmes les plus divers ont évidemment été abordés par les jeux vidéos, celui du sport en général et du football en particulier sont à classer parmi les plus récurrents.

Une série allait, longtemps, prendre la place de leader sur le marché des jeux de football. Editée par Electronic Arts E.A. depuis 1994, « Fifa » s’imposait comme le titre de référence. Mais bien vite, les amateurs de simulation allaient lâcher le titre canadien pour un jeu plus ardu, moins beau graphiquement, mais aussi bien plus abouti et proche des sensations du football « réel »; l’arrivée, en 1995, de la série International Superstar Soccer de Konami, puis surtout les opus suivants, allaient séduire les joueurs.
Sorti en 1995 sur Super Nintendo et sur Megadrive, ISS Deluxe est un jeu d’exception, premier opus d’une série qui fera date dans l’histoire des jeux vidéo, et qui deviendra, une référence du genre.

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A l’abordage de FIFA

Quand ISSD débarque sur le marché, le jeu de phare des amateurs de football sur console est sans nul doute celui d’EA Sports : FIFA. Le titre canadien bénéficie entres autres les licences, il possède l’exclusivité sur la plupart des noms de clubs et de joueurs.
Moins richement pourvus, les développeurs de Konami, éditeur d’ISS, décident alors de faire de la jouabilité et du réalisme leur atout majeur. Pour la première fois, un jeu de football permet de reproduire toutes les actions du football avec un réalisme jamais atteind jusqu’à present : gestes, caractéristiques et statistiques propres aux joueurs sans oublier la possibilité de jouer sous diverses conditions climatiques et la sévérité variable des arbitres, les scènes de joie après un but, et bien d’autres choses.

 

Il est désormais possible de paramétrer sa formation : positionnement des joueurs, tactiques, flèches offensives, tireurs, toutes options innovantes et que l’on retrouve encore aujourd’hui dans PES.

Les modes de jeux sont nombreux : matchs d’exhibition, tirs de penalties, coupe du monde, championnat mondial, entraînement,.
11 ans après, l’envie de jouer est toujours intacte, le jeu est simple et compliqué à la fois, car il n’y a pas autant de combinaisons possibles que dans les jeux de football actuels. Un point que l’on retrouve dans les futurs PES : plus on joue, plus on s’améliore, et donc plus on a envie de jouer et découvrir de nouvelles choses.

Au final, ISSD apparaît comme le point de départ de la longue série des ISS/PES, en ce qu’on y retrouve tous les éléments qui font encore le charme de la série à l’heure actuelle. Les fans de foot accrocheront grâce au réalisme du jeu, les autres grâce au plaisir qu’il dégage, manette en main. Konami frappe très fort en 1995, son jeu devient la référence en matière de football, et l’est toujours 11 ans après.
Sorti le 17 octobre 2003, pour la première fois sur PC, Pro Evolution Soccer 3 est à l’origine du changement de la série des PES. Développée par KCET et parrainée par l’ex-arbitre international Pierluigi Collina, avec plus de licences, un gameplay plus fluide, PES3 allait devenir un hit.

Ca part en Live !

Sorti en octobre 2004, PES4 arrive en novembre sur une nouvelle plate-forme : la XBOX. Mais, la grande révolution de cet opus vient d’un MODE ON-LINE, option qui permet de pouvoir jouer, via une connexion internet, avec des joueurs du monde entier en discutant via le micro-casque. Même si tout n’est pas parfait, c’est un point essentiel de l’evolution de la saga.

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La perfection n’est pas de ce monde mais dans l’univers restreint des jeux de Football, la série des PES a su évoluer comme seuls les grands crus savent le faire.

Depuis 1995 et ISS Deluxe, jusqu’à PES 2008 sur consoles dernière génération, les développeurs ne se sont pas endormis sur leurs lauriers. Le titre a mûri et les défauts ont été balayés à chaque nouvelle sortie pour s’imposer un peu plus comme la simulation de football numéro un du marché des jeux vidéo.
La jouabilité a toujours été le point fort de la saga. Chaque année améliorée, elle n’a jamais déçu.
Le live a marqué un tournant dans l’Histoire de PES. La durée de vie était déjà considérable si l’on augmentait le niveau de difficulté mais l’ouverture du jeu sur internet a intensifié un plaisir déjà conséquent. Il est désormais facile de se constituer une liste d’amis trouvés au hasard d’une rencontre sur le live ou bien grâce aux communautés de joueurs.
Certes la non exhaustivité des licences, des fanions, stades ou noms de joueurs a toujours été le plus gros défaut du jeu.
Mais même si, le jeu cotoierait la perfection si l’effort était plus present pour les licences et les commentaires.
Autrefois réservé au PC ou à la PS2, le nombre de plateformes concernées ne cesse d’augmenter confirmant l’intérêt croissant du public et des constructeurs pour la simulation numéro un, et la puissance croissante des consoles offre chaque année un jeu plus beau et une immersion plus profonde.

Au fil des années PES s’est établi comme le titre phare du genre, toujours revu et corrigé, PES s’éloigne tout doucement de la simulation pour tout simplement s’installer dans un un univers d’arcade toujours plus beau. Peut-on s’attendre a un changement radical au prochain opus ?

Thanatos

•octobre 16, 2007 • 7 commentaires

Thanatos est un jeu d’arcade réalisé par la société anglaise Durell Software à 1986. Il est sorti sur plusieurs plate-formes, notamment ZX Spectrum (la version vue dans les captures d’écrans), Commodore 64 / 128 et Amstrad CPC.

Dans ce jeu on est à la place de Thanatos, un grand dragon volant (un vouivre, pour être plus précis) dans un monde hostile où quasiment tous les gens veulent le tuer. Il est en faite un homme qui est sous un enchantement qui l’a rendu comme un dragon, et il veut annuler ce sort. Pour accomplir ce but il doit d’abord chercher une sorcière nommée Eros et avec elle montée sur son dos il doit ensuite chercher des moyens pour qu’elle puisse lancer un sort pour le retransformer à sa forme originale.

Thanatos - capture d'écranLe monde du jeu a une ambiance médiévale. On voit des chevaliers, des châteaux, des églises et même des bateaux vikings en survolant les villes fortifiées, les étendues sauvages et les mers. Les couleurs dominantes dans le jeu sont le bleu et le noir qui, avec une pleine lune omniprésente, donnent une ambiance nocturne et mystérieuse ; un effet bien réussi avec la basse qualité de couleurs qui était disponible au moment de réalisation du jeu.

Malgré son âge, une des caractéristiques remarquables de ce jeu est toujours son graphisme. Notamment le grand dragon animé avec des mouvements indépendants des parties de son corps, d’une manière qui évite de répéter les mêmes images tout le temps. Et aussi une sorte de 3D qui est réalisée par mouvement d’un arrière-plan dégradé en style “défilement horizontal” et qui est bien réussie.

On entends la musique seulement quand on est sur le menu des options, et pas dans le jeu. Elle est mélodique et agréable, même si un peu trop simple à cause de limites des machines de l’époque. Les effets sonores sont également limités mais encore efficaces dans le jeu. Le plus utile des sons est peut-être celui des battements de coeur de Thanatos qui signifie son état de santé.

[Attention ; il y a des « spoilers » qui suivent]

Certaines des idées appliquées dans ce jeu sont plutôt uniques, l’une d’elle est de transporter la sorcière et prendre soin d’elle. Les tarentules par exemple peuvent nous mordre et faire tomber la sorcière sur le sol, et ensuite si on ne la reprend pas rapidement, elles descendent de leurs toiles et la chassent. En général quand la sorcière n’est pas montée elle est vulnérable aux dégâts et elle meurt facilement.

Une autre idée intéressante dans le jeu est le coeur de dragon qui signifie son état de santé : si on crache trop de feu, vole trop vite, transporte des objets avec les griffes pour longtemps, et aussi subit des dégâts, les battements de coeur deviennent de plus en plus violents et peuvent finalement nous tuer. On peut calmer notre coeur en atterrissant et en se reposant pour quelques secondes.

Le combat est plutôt novateur. On peut, bien sûr, cracher du feu qui est la seule façon de tuer les ennemis volants mais on peut aussi les attraper avec nos griffes. Pour cela il faut minutieusement régler l’altitude en volant au-dessus de la cible. Et on peut aussi récupérer des pierres ou bien prendre un des ennemis et le lancer sur les autres. Des fois il vaut mieux économiser le feu, car on en a besoin pour brûler les portails des villes. Si on n’en a plus, on doit alors aller à un endroit où une femme attachée est mise comme appât. On peut la manger pour remplir la barre de feu (qui est représentée comme une coupe de sang en bas de l’écran) mais ça peut se faire seulement après qu’on ait tué le chevalier qui nous attaque au moment où on atterrit près d’elle.

Thanatos - capture d'écran

La référence culturelle aux noms de Thanatos et Eros est intéressante (merci Mr M d’avoir proposé d’en parler. J’hésitais car ça va un peu plus loin que l’expérience vidéo-ludique du jeu, mais il y a des relations remarquables). Thanatos, le dragon, a des points en commun avec le dieu grec d’où il tire son nom. Comme le dieu Thanatos qui représente la mort, celui-ci est hostile envers les hommes et les hommes sont hostiles envers lui. Le fait de manger les gens quand il n’a plus de feu fait penser – même si ça peut être une coïncidence – au dieu Thanatos qui porte une torche éteinte en cherchant des âmes à porter avec lui.

Le but du dragon est de redevenir un humain. Cette transformation n’était possible qu’avec la magie d’Eros. Eros est la seule personne qui n’attaque pas Thanatos pendant le jeu et qui l’aide à accomplir son voyage. Elle porte bien son nom, le nom du dieu (principalement masculin mais parfois androgyne) de l’amour et de la vie – les notions qui peuvent équilibrer et adoucir la mort. On peut aussi trouver ici le concept de base de la belle et la bête qui est présent dans beaucoup d’histoires anciennes et modernes. La belle qui guide la bête, et la bête qui protège la belle…

La femme et le dragon, en même temps, rappellent un peu le texte sur la prostituée de Babylone dans l’Apocalypse de Jean (même si celle-ci est décrite comme étant énormément sinistre) : c’est une femme qui monte un dragon (une bête) terrifiant(e) qui détruit les villes, tue et dévore les hommes et qui porte une coupe remplie du sang.

 

Thanatos - écran de chargement Thanatos - capture d’écran Thanatos - une esquisse

 

Thanatos - un sprite animé fait à base des captures d'écrans

Modifié : 23/11/2007